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Melkweg


Des étoiles et des hommes
Astrologie Galactique et
Mythologie Céleste

© Robert et Francine Gouiran



Les deux zodiaques


L'écliptique est la course annuelle dus Soleil dessinée dans les ciel, piste qu'empruntent aussi les autres planètes sans trop s'en éloigner. Cette course des astres mobiles le long de cette trajectoire se profile sur un ciel parsemé d'étoiles. Son habituelle division en douze signes égaux de 30° chacun, comptés à partir du point où se retrouve chaque année le Soleil à l'équinoxe de printemps (dit 'point vernal' et formant le degrè
zéro du signe du Bélier), donne le zodiaque des signes, ou 'zodiaque saisonnier' puisque cette division est liée aux saisons. Mais nous savons que ce zodiaque glisse lentement le long die ciel fixe des étoiles, selon la précession des équinoxes, l'amenant à y faire un tour complet en 26000 ans environs.


Pour éviter ce glissement, nous pouvons structurer l'écliptique d'une autre façon, en le divisant toujours en douze secteurs égaux de 30°, mais secteurs qui seraient fixes dans ce ciel des étoiles. en donnant à cette autre répartition un repère de départ accroché à ces étoiles, nous obtenons alors un zodiaque stellaire lié définitivement au ciel étoilé, donc à la galaxie, ce groupement céleste que forment ces astres. D'òu le nom de 'zodiaque galactique', ou 'zodiaque stellaire', ou 'zodiaque des constellations'* (*) , que nous avons donné à cette partition immobile. Nous évitons de l'appeler zodiaque sidéral car on pourrait confondre notre approache avec celle des astrologues sidéralistes dont nous nous démarquons, car ces deux approches n'ayant pas de rapport entre elles. L'astrologie galactique ici présentée est simplement un chapitre supplémentaire de l'astrologie classique et ne la remplace pas.


La Galaxie

 

La plupart des astres fixes font partie d'un immense amas d'étoiles, notre galaxie, dans laquelle baigne notre système solaire. Ce fourmillement stellaire a la forme d'un gigantesque disque plat et nous naviguons sur le bord extrême d'un des bras de cette énorme spirale. Nous ne pouvons donc voir notre galaxie que par sa tranche fine qui forme ainsi dans le ciel cette trainée d'étoiles que nous appelons la 'Voie Lactée' car elle a semblé jadis être le jet de lait divin jaillissant du sein majestueux de l'épouse de Zeus, le maître de l'Olympe. La Voie Lactée est donc la trace du plan du disque galactique que nous appelons le 'plan galactique'.


En dessinant ainsi un cercle lumineux dans le ciel, la Voie actée le divise en deux parties ; cette fine ligne poudrée de lumière oriente donc la voûte céleste et peut alors être utilisée comme une référence fixée pour l'éternité (en négligeant provisoirement le mouvement propre des étoiles qui est très lent). En faisant partir notre zodiaque galactique des secteurs fixes d'un des deux points où se croisent la Voie lactée et l'écliptique, nous obtenons un repère fixe pour un zodiaque définitivement immobile dans le ciel des étoiles. L'astrologie galactique est celle qui se réfère à cette nouvelle division selon le cercle des secteurs fixes, ce zodiaque stellaire immobile, ce zodiaque galactique repéré par rapport à notre galaxie figurée par la Voie lactée, et qui se superpose au classique zodiaque saisonnier des signes, les deux systèmes tournant lentement l'un sur l'autre. Appliquée au thème de naissance elle va nous y montrer une imagerie parallèle du destin virtuel imaginé, une projection intérieure permanente et inamovible comme le cosmos.


Ce zodiaque stellaire fixe est illustré par une série de constellations chargées de lointaines mythologies et il se présente donc comme une bande dessinée où les mythes célestes anciens viennent former un anneau refermé sur lui-même. C'est pourquoi son analyse est indissociable de l'étude de ces mythes.

 

Le centre galactique

 

Heureusement, nous avons un point précis qui nous permet de définir exactement ce croisement du plan galactique avec le plan de l'écliptique. Il s'agit du centre même du plan de la galaxi repérée à des milliers d'années- lumière par de puissants radio-téléscopes, une fantastique source d'énergie invisible à l'oeil nu, peut-être un de ces mystérieux et vertigineux trous noirs capables d'absorber et d'émettre de l'énergie-matière en de formidables pulsations cosmiques. Par chance, vu de la Terre, ce 'centre galactique' fixe se situe presque sur l'écliptique à 26°34' Sagittaire du zodiaque des signes pour l'an 2000, avec une latitude sud de 5°35'. Ce jalon avance dans le zodiaque des signes à la vitesse de la précession des équinoxes (un degré par 72 ans).

 

Nous pouvons alors maintenant repérer notre écliptique, la piste des planètes, dans cette structure cosmique. En première approximation nous situons le croisement descendant entre l'écliptique et le plan galactique (dont la tranche est figurée par la Voie lactée) à la longitude du centre galactique, soit 26°34' Sagittaire (nous donnons maintenant toutes les valeurs pour l'an 2000) , le croisement ascendant étant en face à 26°34' Gémeaux. Ces deux points sont mythiquement les portes des mondes des âmes mortes, comme une échelle cosmique pour monter à ce paradis hyperboréen que figure le pôle Nord, seul point fixe où s'accroche la Terre (il y a environ 6000 ans, le pôle Nord était pratiquement dans la Voie lactée) ; le croisement ascendant ouvre pour y monter et le croisement descendant pour en descendre.

 



Déplacement de la Voie lactée d'un quart de tour dans le zodiaque des signes, au cours des trois dernières ères (6400 ans)

terminologie
PE = Pôle de l'écliptique PN = Pôle Nord
PG = Pôle galactique CG = Centre galactique



Ainsi la partie de l'écliptique allant actuellement de 26°34' Gémeaux à 26°34' Sagittaire est au dessus du plan galactique , donc en latitude galactique nord, tandis que l'autre moitié est au-dessous de ce plan, donc en latitude galactique sud. Le point de l'écliptique qui se trouve le plus au-dessous du plan galactique, 'le Ventre des latitudes galactiques', est donc le mi-point inférieur entre ces deux portes, soit pour l'an 2000 à 26°34' Poissons. C'est un point abyssal des profondeurs, là où la latitude galactique de l'écliptique est la plus basse avant de remonter, qui sera le point de départ de notre zodiaque saisonnier usuel. Astronomiquement, ce ventre est en réalité trois degrés plus loin comme nous l'expliqueront ci-après, mais le calage ici adopté permet de mettre le centre galactique à l'entrée exacte du secteur sidéro-galactique 10.


Les douze secteurs du zodiaque galactique de 30°chacun, numérotés de 1 à 12, portent ici les noms de la constellation principale qui s'y trouve, ces noms étant donnés en latin afin de les différencier des noms des signes du zodiaque classique qui restent donnés en français. Ainsi le secteur galactique fixe n°1 est appelé Pisces et il est actuellement recouvert par le signe mobile du Bélier puisqu'il va de 26°34' Poissons à 26°34' Bélier. Il recouvrira exactement ce signe dans 140 ans environ puisqu'il lui reste un peu plus de trois degrés à parcourir pour arriver à l'exacte superposition. Il faut rappeler que les étoiles, donc les secteurs galactiques, semblent avancer lentement dans les signes selon le sens direct. Juste avant Pisces, les secteur galactique terminal 12, Aquarius, recouvre actuellement le signe saisonnier dus signe des Poissons, etc.

 



structure possible d'un zodiaque galactique
La ligne horizontale schématise le plan galactique, donc la Voie lactée, avec deux points où elle croise l'écliptique (26°34' Gémeaux / Sagittaire). Les douze secteurs portent les noms latins des constellations fixes et les signes qu'elles recouvrent en l'an 2000 sont dessinés à côté.
(en jaune la galaxie - pour publication sur le site)




Qu'est-ce que l'astrologie galactique?

 

Si nous nous sommes permis plus loin quelques brèves incursions dans les rapports de l'astrologie galactique avec l'histoire, en réalité nous l'utilisons principalement dans l'analyse des thèmes personnels de naissance, donc essentiellement en astrologie généthliaque.


Nous avons dit que l'astrologie galactique est celle qui se réfère à un zodiaque stellaire immobile divisé en douze secteurs galactiques reperés par rapport à notre galaxie figurée par la Voie lactée, cercle qui se superpose au classique zodiaque saisonnier des signes dans une lente et perpétuelle rotation.


Grâce aux rapports de la mythologie que ce cercle supporte, cette astrologie va nous apporter l'imagerie d'un destin virtuel imaginé, un climat de destinée qui vient s'ajouter aux images déjà fournies par le thème astrologique classique, sans le changer mais en s'y incorporant dans la mesure que celui-ci autorise.


D'abord, on regarde si une étoile est angulaire à l'heure de naissance, et surtout à l'Ascendant et au Milieu du Ciel (sous réserve qu'elle ne soit quand même pas trop loin de l'écliptique). Mais ici il faut faire très attention car nous devons chercher l'astre qui se lève à l'heure de naissance. Or, pour être ainsi 'consurgent', il suffit pas que cette étoile ait la même longitude que l'Ascendant car alors, si elle a une grand latitude, elle pourrait se lever à un tout autre moment. Pour savoir si une étoile se lève à l'horizon orientaal exactement à l'heure de naissance ou culmine au méridien, il faut faire un petit calcul qui ne sera explicité plus loin dans le chapitre consacré à ce sujet.


Le sens astrologique qu'apporte cette conjonction stellaire vient de la situation de cette étoile dans la structure cosmique du cercle galactique, signification que la mythologie nous aide à préciser. Les étoiles n'ont pas de significations arbitraires mais elles portent des sens cohérents issus de leur situation dans le cercle des constellations, c'est-à-dire de leur place dans la structure même du cosmos astrologique.


Nous allons ensuite utiliser la Lune comme repère essentiel dans cette astrologie du fixe. Car contrairement aux autres planètes, la Lune est le seul mobile à tourner autour de la Terre et donc le seul à pouvoir être repéré et visé directement d'une façon absolue dans le ciel des étoiles sans être influencé par le déplacement terrestre. C'est principalement le transit galactique de la Lune natale qui sera le plus parlant. On regarde quelles sont les deux étoiles qui l'encadrent à la naissance, leur symbole, les constellations qui les abritent et le sens du secteur galactique alors parcouru. On en déduit ce climat de destinée qui imprègne le sujet d'une vision des choses, du monde et de lui-même d'une empreinte permanente et fixe, indépendante des conjonctures. C'est une fort belle imagerie inaltérable et définitive du destin imaginé au coeur de l'être que nous offre ce transit lunaire natal.


La dynamique de ce climat intérieur secret, ce qui le fait aller du passé vers le futur, est indiqué par la façon dont la Lune transite d'une conjonction stellaire prénatale figurant l'image du destin senti comme le poids du passé, à une conjonction postnatale à venir figurant l'image d'un destin aspirant au futur. Cette imagerie évolutive est donc fournie par ce transit lunaire à travers les étoiles et les secteurs galactiques lors de la naissance.


Par cette technique nous pouvons reconstituer ce que les anciens appelaient 'maisons lunaires' (ou selon les vieux noms de 'mansion', ou de 'manzil' en arabe). Car le découpage sidéral de ce zodiaque lunaire est devenu de plus en plus confus au cours du temps, les listes étant vagues et souvent contradictoires, la précession équinoxiale ayant fait perdre la mémoire de leurs origines ; d'où ces descriptions folkloriques et banalisées pratiquement inutilisables. La considération des secteurs galactiques et des étoiles qui les occupent va permettre de reconstituer, non pas exactement le cadre traditionnel des 28 maisons lunaires sidérales, mais au moins un processus automatique donnant la signification astrale de la progression lunaire à travers le ciel fixe, dans le cas particulier des horoscopes de naissances.


L'astrologie galactique généthliaque que nous proposons s'articule donc autour de trois modes d'interprétation:

  • l'impregnation des 12 signes du zodiaque classique par les valeurs galactiques des secteurs qui les recouvrent à une époque donée,
  • les significations ponctuelles des étoiles lorsqu'elles se trouvent placées en des points particuliers du thème natal,
  • les significations de Lune natale dans son transit à travers le champ des étoiles



La mythologie dans cette approche



 


Ici les mythes sont incontournables car ils se présentent d'eux-mêmes et nous les rencontrons face à face. Par une chance étonnante, ceux liés aux constellations viennent s'inscrire dans la structure circulaire des secteurs galactiques que nous avons élucidée, et cette cohérence spontanée ne peut pas être due au hasard. Leur imagerie pittoresque vient confirmer et justifier l 'anneau zodiacal galactique ainsi reconstitué.


Nous nous sommes alors aperçus que les influences astrologiques, en transitant d'abord dans notre imaginaire, étaient déjà elles-mêmes fort proches d'une certaine forme mythique. L'essence profonde de l'astrologie est poétique car elle donne une fulgurante pénétration dans cet imaginaire qui révèle aussitôt le vrai réel de l'homme. Les mythes sont éternels puisqu'ils se réadaptent en venant s'engouffrer dans le temps historique à l'occasion d'un évènement.


La compréhension du sens de l'anneau galactique passe par l'intelligence des mythes qui lui sont liés, ces mythes expliquant à leur façon les caractères astrologiques des successives zones du ciel imbriquées dans cette structure ici proposée. Nous découvrons alors une extraordinaire cohérence dans l'alignement de ces récits à première vue sans relation entre eux, et c'est cette cohérence qui fait éclater la vérité de la structure galactique.


L'utilisation de la mythologie en astrologie doit se dégager de tout psychologisme afin d'éviter de figer l'histoire de l'homme dans une interprétation plus ou moins complaisante et qui se voudrait moderne ; le récit doit être pris tel qu'il est est pour ce qu'il est, reliquat des croyances d'une époque et poème épique capable de traverser le mental de l'homme pour atteindre la profondeur secrète de cet imaginaire qui l'anime en réalité. Certes, ces mythes sont très proches des contes d'enfants et reflètent ce que les psychanalystes appellent les théories infantiles sur la création, la vie, la mort, la sexualité, images d'une élaboration enfantine primitive mais qui, malgré leur arbitraire et leur irréalité, perdurent ensuite inconsciemment chez les adultes parce qu' ils les avaient un moment prises pour vraies.


Nous nous sommes aperçus que l'anneau zodiacal galactique décrivait une sorte d'oscillation entre l'humide et le sec, entre le dyonysiaque et l'apollinien, et qu'on y voyait successivement la naissance et le crépuscule des dieux. Lorsque nous parlons de dieux mythiques, il ne s'agit pas d'une croyance en un polythéisme car les divinités ne sont jamais que des concepts, donc des formes imaginaires et subjectives de la pensée. Mais ces concepts ont une réalité dans le domaine des idées car c'est ainsi que l'homme primitif voyait les forces de la nature et de la providence, ou les mystérieuses pulsions de son être intime. L'astrologie galactique parle donc des relations fort ambiguës de l'homme avec ses dieux, donc de l'homme avec lui-même face au mystère insondable de la vie. Ambiguës car il faudra considérer que le mot dieu représente l'idée que l'homme se fait des forces vives de la nature, lui-même étant un élément de cette nature, donc étant une simple propriété de l'espace.


La grande question, la suprême obsession, c'est de savoir s'il y a oui ou non un destin secret caché quelque part et que tisseraient les Moires et les Parques au fond d'obscures cavernes infernales.


Dans cette démarche, il y a un écueil à éviter ; il s'agit de l'influence de la mythologie déjà attribuée a priori aux signes du zodiaque et des noms portés par les constellations qu'il faudra savoir ne pas prendre à la lettre. C'est d'ailleurs à ce piège que s'est laissé prendre le grand Kepler (voir Kepler, Astronome, Astrologue par Gérard Simon, Ed. Gallimard) dont le génie d'astronome ne peut pas être mis en doute, mais dont la relation avec l'astrologie est fort ambiguë. Il ne nie pas l'astrologie, mais il réfute les fadaises et superstitions des astrologues qui ne font que répéter ce qu'ils ont entendu dire. Kepler n'arrive pas à croire que les signes du zodiaque aient un sens car, dit-il, la constellation du Bélier n'a rien à voir avec le signe, sa forme n'a rien à voir avec l'animal, niet l'animal avec le signes! Il se rabat alors sur les aspects planétaires dont il fait la seule base solide de son astrologie.


Les étoiles ne sont pas supposées représenter l'image du héros ainsi désigné ; elles sont seulement des signes lumineux autour de sa silhouette imaginaire afin de s'inscrire dans cette zone céleste.


La mythologie liée aux signes est principalement gréco-romaine, établie il y a environ 2 à 3 mille ans, à l'époque où justement coïncidaient signes et constellations, constellations auxquelles on avait le plus souvent donné les mêmes noms que les signes qu'elles recouvraient alors. Mais il nous faudra parfois remonter quatre ou même huit mille ans en arrière et faire appel à des mythologies plus anciennes non helléniques (nordiques, babyloniennes, égyptiennes, arabes...) afin de constater que les constellations célestes ont pu avoir d'autres noms et d'autres formes, sans être liées au zodiaque saisonnier des signes. Ainsi par exemple le Taureau a pu aussi être vu comme un Chariot surmonté d'un Cocher, ou commeune mâchoire d'âne, le Cancer a aussi été une crèche ou une mangeoire pour ânons, etc.

 

Un tiroir

 

Il semble donc qu'à l'époque gréco-romaine (soit entre deux et quatre mille ans en arrière de notre temps) il ait pu se passer le processus suivant : on donna aux figure stellaires un nom en rapport d'une part avec le signe du zodiaque qui s'y trouvait placé à cette période, et d'autre part avec le sens propre à ce secteur sidéral. Le nom et la mythologie s'y rapportant jouèrent un rôle de tiroir transférant dans le signe passager les valeurs galactiques fixes pouvant y être raccrochées, et se trouvant donc à cheval entre les deux séries de significations, entre les deux zodiaques, celui des étoiles et celui des signes. Il ne faut pas oublier non plus que ces noms mythologiques donnés à des parties du ciel reflétaient parfois le désir, religieux ou politique, d'honorer des héros éponymes des pouvoirs locaux.


À notre époque, où il y a maintenant un décalage de presqu'un signe (environ 27 degrés) entre les signes des constellations du même nom, il nous semble que les mythes astraux liés aux noms de ces signes zodiacaux paraissent plutôt se rapporter au sens astrologique du zodiaque saisonnier tout en ayant encore quelques relents des sens primitifs empruntés aux mythologies propres aux constellations sidérales abritant ces nouveaux signes. Par exemple, le constellation dite du Taureau a plus l'allure d'un Chariot que d'un Taureau. Mais comme elle abritait, il y a deux mille ans, le signe printanier du Soleil de ce moi de mai consacré à la déesse Vache-Lune, cette référence bovine fut accentuée dans cette zone et elle y est restée jusqu'à nos jours, bien que cette constellation Taureau couvre maintenant le signe zodiacal des Gémeaux ; mais nous allons voir qu'alors notre signe des Gémeaux actuel, ainsi englobé dans cette figure taurine, se trouve imprègné des valeurs galactiques de cette zone sidérale, valeurs où nous retrouverons certains sens premiers de ce ce secteur galactique qui, en plus de montrer un Taureau, nous parle aussi d'un Chariot lunaire avec ses étranges cochers au pied blessé.


Il ne faut pas non plus sous-estimer, dans ces curieux allers et retours entre le mythe et les étoiles qui le supportent, l'apparition sournoise de véritables superstitions qui vont miner l'authenticité des significations astrologiques. Car si on associe une étoile à un caractère historique ou à un évènement saisonnier, on franchit vit le pas interdit qui attribue magiquement à cette étoile le pouvoir propre de provoquer ce caractère ou de déclencher cet évènement. Nous aurons du mal à cerner l'authenticité astrologique à travers le fouillis de ce folklore.

 

© Robert et Francine Gourian
l'introduction du livre: "Des Etoiles et des Hommes, Astrologie Galactique et Mythologie Celeste"
Ed. du Rocher, 1ère edition 1992, 2ème edition 2000.



Bio
: Robert et Francine Gouiran sont astrologues et Suisses et travaillent ensemble depuis 1974. Professeurs et conférenciers, ils ont fondé 'la Société Astrologique Romande'. Francine a organisé des congrès annuels d'astrologie à Genève en tant que présidente du 'Mouvement Astrologique de Suisse Romande'. Robert, ingénieur et docteur-ès-sciences, a derrière lui une carrière technique et scientifique, notamment en physique nucléaire, en particulier au CERN à Genève. Tout deux sont profondément impliqué dans l'astrologie et ses différentes facettes ; scientifique, psychologique, philosophique et spirituelle. Ils sont les auteurs de plusieurs livres et leurs articles ont été publié dans plusieurs revues entre autre l'Astrologue, Infosofia et 3*7*11.

 

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NOTES

* Cette expression est historiquement impropre, car les anciennes constellations écliptiques ne formaient pas un zodiaque ; il n'y avait pas de rapport entre signes et constellations dont le nombre n'était même pas douze. Ce n'est que tardivement, environ cinq siècles avant notre ère, quele cercle des constellations fut découpé en 12 secteurs pour coïncider avec les signes du zodiaque de l'époque. C'est pourquoi nous parlerons plutôt de zodiaque galactique et de cercle des constellations à propos de cette deuxième roue.


liens externes:
galactic year
galactic center